L’aide aux choix pour une consommation durable

Connexion pour le développement d’une consommation responsable

Cette page vous permet de consulter le témoignage d’un membre de VitalBonus. Certaines personnes peuvent indiquer avoir débuté leur changement avant la création du site car elles ont commencé l’amélioration de leur mode de consommation avant de le rejoindre.

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Profil : Etre actif 03/12/1969 FR M
Année de début de changement : 2005
Dernière mise à jour : 03/11/2016
Motivations de changement :
En 2005, j’ai vu plusieurs reportages sur le changement climatique. J’ai alors cherché des informations sur le sujet. Progressivement, j’ai pris conscience de la difficulté de vivre avec une nature qui a ses limites de régénération et une consommation sans limite qui puise dans celle-ci. J’ai ainsi souhaité passer à l’action, en changeant notamment mes habitudes de consommation.

J’ai commencé par la réduction de mon impact sur l’environnement (baisse de la température moyenne de chauffage de mon logement, réduction de ma consommation de viande, achat d’aliments bio locaux, arrêt des voyages en avion...)
Après ces premiers changements, je me suis ensuite intéressé au concept de développement durable. Cela m’a amené à intégrer le volet social dans mes changements de consommation. Au début, j’ai commencé, par exemple, par réduire mon impact sur les services collectifs (limitation de mes déchets ménagers avec l’installation d’un composteur). J’ai aussi réalisé des achats de produits plus locaux, j’ai fait des dons à une association humanitaire…
Mon changement de mode de consommation est progressif. Il y a encore beaucoup de chose que je souhaite modifier. Pour certaines, j’attends de les faire, dans un souci de compromis, avec mon entourage (comme par exemple l’installation de toilettes « sèches »).

Mes changements m’apportent beaucoup de satisfaction. Je l’explique notamment par le fait que mon niveau de conscience du monde qui m’entour se développe de plus en plus et que cela me donne le sentiment d’être ainsi encore plus « libre ». Au niveau matériel, je me sens également moins dépendant de la pression de la société de consommation. J’apprécie aussi de rencontrer des personnes intéressantes qui partagent mes valeurs. J’éprouve par ailleurs beaucoup de plaisir à me dire que les prochaines générations pourront bénéficier favorablement des actions menées par des personnes comme moi.

Témoignage environnemental

Eau: 
L’eau est une ressource vitale. Elle semble abondante en France mais on voit bien que dans certaines régions elle est de plus en plus polluée et qu’à certaine période elle peut devenir plus rare. Depuis longtemps, on connaît son importance et sa fragilité. C’est ainsi que, suite au sommet de Rio en 1992, une journée mondiale de l'eau a été instituée par l'Organisation des Nations unies. Personnellement ; j’agis sur la limitation de la pollution de l’eau que je rejette et j’en limite son usage. Je réalise, en bonus, de nombreuses économies.

Pour protéger les ressources en eau, je fais attention d’en limiter la pollution. Je n’utilise pas, par exemple, de produit chimique pour déboucher une canalisation (qui ne sont pas toujours bien éliminés par les stations d’épuration avant leur rejet dans la nature). Pour cela, par exemple, je nettoie régulièrement le système de siphon en dessous d’un évier pour éviter qu’il ne se bouche. Cela demande un peu de temps mais fait faire l’économie d’achat de « produits déboucheurs de canalisation ». Il y a des sites Internet qui expliquent très bien comment entretenir les siphons (il suffit de chercher dans un moteur de recherche ;-). J’essaie aussi de limiter l’usage de produits ménager (comme l’eau de javel) qui ne sont pas neutres pour l’environnement.

Pour m’hydrater, je bois principalement de l’eau du robinet (qui est tout à fait de qualité dans ma ville). Cela revient nettement moins cher que les sodas et l’eau en bouteille. J’ai pris l’habitude de consulter le relevé que m’envoie la société qui me fournie l’eau pour en valider la qualité sanitaire. Quand je suis en déplacement, j’utilise une gourde, ce qui est beaucoup plus économique que l’achat de bouteille. Ma femme qui trouve un goût de « chlore » à l’eau du robinet la met dans une carafe au réfrigérateur avant de la consommer ce qui permet d’en rendre le goût plus neutre. Parfois, j’apprécie de prendre un sirop bio de qualité avec mon eau (pour éviter de consommer un soda).

Afin de ne pas gaspiller inutilement de l’eau, je ne prends pas de bain mais des douches. J’essaie d’être raisonnable pour le temps que je passe dessous. De même, je ne laisse pas couler l’eau lorsque je me brosse les dents et j’utilise un double système de chasse d’eau pour les WC. Je vérifie aussi régulièrement qu’il n’y a pas de fuite d’eau sur mon réseau car cela peut rapidement coûter cher.
Alimentation: 
Lorsque l’on regarde les domaines qui contribuent au réchauffement climatique, l’alimentation apparaît comme un fort contributeur. Cette information a été largement diffusée, notamment par les médias, depuis le début des années 2000. Personnellement, j’agis sur la limitation du gaspillage, la provenance, le mode de production...

Avant de faire des courses, je fais des listes. Cela permet de ne pas être tenté d’acheter des produits inutiles et limite les risques de gaspillage pour les produits qui ne se conservent pas.

J’ai investi dans un livre qui donne des informations sur la nutrition et propose des recettes par saison. Grâce à ce livre, j’ai appris comment remplacer la viande (dont l’impact sur le dérèglement climatique est important) en gardant une alimentation équilibrée.

J’achète principalement des produits de saison et qui sont si possibles produits en local. Je les choisie le plus possible bio. Pour moi, il n’y a pas « photo » entre le plaisir de manger une tomate en juillet qui a poussé en plein air et une tomate en hiver qui a poussé dans une serre. C’est vrai que l’hiver il y a moins de choix de fruits et légumes. Pour cela, j’ai par exemple appris à faire différentes soupes de légumes avec des goûts très différents. Pour le budget, acheter de saison et local revient souvent moins cher. Le bio est un peu plus cher mais je préfère consommer moins de produits superflus et manger des aliments de qualité pour ma santé et qui ont du goût.

Je privilégie des produits qui sont conditionnés avec un minimum d’emballage. Je prends ainsi des produits « en vrac » qui reviennent souvent moins chers.

J’ai appris à cuisiner des plats de base comme un gratin, une soupe ou une salade de lentilles. Cela revient moins cher que des plats cuisinés et donne la satisfaction de se dire que l’on l’a fait soi-même. Certaines préparations ne prennent pas beaucoup plus de temps que d’aller chercher l’équivalent en plat cuisiné dans un magasin…
Transports: 
Certains modes de transport comme la voiture et l’avion contribuent fortement au dérèglement climatique. Les scientifiques ont largement communiqué dans les médias (depuis le début des années 2000) sur les nombreux risques que cela pourra entraîner pour les décennies à venir (pénurie d’eau, pénurie alimentaire, montée des niveaux des mers…). S’il est parfois difficile de se passer, par exemple, de voiture, il y a aujourd’hui de nombreuses solutions pour limiter (voir supprimer) l’impact de ces émissions de gaz à effet de serre.

Pour me déplacer sur quelques kilomètres, je privilégie le vélo. Certaines années, j’ai fait plus de 2500 Kms de vélo de ville (trajet pour le travail, les courses, les loisirs…). Pour aller travailler, ce mode de déplacement m’apporte beaucoup. Le matin cela permet de se réveiller dynamiquement et le soir de se "vider" la tête. Comme j’ai des trajets avec des dénivelés, pour éviter d’arriver en « sueur », j’ai investi dans un vélo à assistance électrique. Cela permet d’avoir un effort physique plus linéaire. Le vélo à assistance électrique entraîne la question du recyclage de la batterie. C’est un point que je n’occulte pas. Mais si cela m’évite d’avoir une deuxième voiture, l’impact environnemental de la batterie est bien moindre que celui d’une voiture. Quand il pleut (ce qui arrive en moyenne sur 5% de mes trajets), je mets un pantalon de pluie qui fait aussi "sur-botte" (cela permet de garder les pieds au sec) et un poncho (qui protège bien de la pluie mais évite de transpirer). Le vélo me permet aussi de faire des économies car sans lui je devrais supporter les frais d’une voiture. L’hiver, il est assez facile de se protéger du froid (en ayant plusieurs épaisseurs de vêtements). En terme de sécurité, il faut être vigilant. Il y a beaucoup d’informations sur Internet et dans des associations locales sur les principales situations à risque. Par exemple, quand un camion ou un bus est à l’arrêt, il ne faut pas le doubler par droite (leurs « angles morts » ne leur permettent pas de vous voir). Depuis 6 ans que je pratique le vélo de ville, j’ai eu deux accrochages sans gravité. Il faut savoir, que, statistiquement, en ayant une pratique responsable du vélo, il n’y a pas beaucoup plus de danger qu’en voiture. Pour autant, pour renforcer ma sécurité, je porte une chasuble jaune fluo et un casque lors de mes déplacements.

Pour de longs trajets, je privilégie le train. Quand les tarifs de celui-ci sont trop élevés pour mon budget, j’utilise ma voiture mais en pratiquant le covoiturage. Cela permet de partager les frais et de faire des rencontres sympathiques. Pour l’anecdote, grâce au covoiturage, j’ai atteint le niveau « d’ambassadeur » sur un site Internet dédié au covoiturage (avec un système de notation des covoitureurs).

Je privilégie des achats dans des commerces qui ne nécessitent pas l’utilisation de la voiture. Quand ce n’est pas possible, je fais le trajet en transport en commun et parfois en voiture. Dans ce cas, je privilégie le regroupement de plusieurs achats en même temps pour éviter de multiplier les déplacements. Cela fait gagner du temps et des frais de carburant.

Pour l’achat de notre voiture, nous avions 3 critères : qu’elle ait une taille adaptée à nos besoins, qu’elle soit dans les moins polluantes du moment et qu’elle soit construite localement (la notre a été construite à 40 Kms de chez nous). Ma femme et moi essayons d’avoir une conduite économique (conduite souple, bonne utilisation des rapports de vitesse, anticipation des freinages en décélérant…). Notre voiture indiquant la consommation moyenne, nous nous livrons souvent à un petit jeu entre nous qui consiste à avoir la consommation moyenne la plus basse. C’est ludique et cela fait faire des économies !

Je faisais en moyenne tous les 2 à 3 ans un voyage en avion à l’étranger. C’était l’occasion de dépaysement, de profiter d’un climat plus chaud en hiver, de découvrir d’autres cultures… Compte tenu du fort impact de l’avion sur l’environnement, j’ai décidé de ne plus le prendre. De ce fait, je n’ai pas pris l’avion depuis 6 ans. Par contre, dès que cela sera financièrement et professionnellement possible, j’envisage de prendre un bateau pour découvrir un nouveau continent en partant plusieurs semaine (voir plusieurs mois). Dans l’immédiat, je fais du tourisme en France et dans les pays limitrophes. Je privilégie les séjours hors vacances scolaires. Cela permet d’avoir souvent des solutions d’hébergement moins chères, d’avoir moins de monde et donc de mieux profiter.

Témoignage social

Alimentation: 
Le commerce des produits alimentaires est souvent impacté par la spéculation (il y a régulièrement des reportages des médias sur ce problème). Cela entraîne des mécanismes négatifs pour les personnes qui produisent les aliments (qui ont souvent du mal à vivre de leur activité à cause de la pression sur le prix d’achat des revendeurs) et ceux qui les achètent (les prix sont souvent élevés à cause des nombreux intermédiaires).

Pour l’achat de mon alimentation, je passe principalement par des magasins « bio » qui achètent à des producteurs locaux avec un minimum d’intermédiaires. J’ai aussi acheté, par l’intermédiaire d’une coopérative, d’achat un panier de légume par semaine. Pour les produits exotiques (banane, orange, chocolat…), j’achète majoritairement des produits du commerce équitable. Ils sont un peu plus chers, mais je préfère consommer un carré et demi de chocolat au lieu de deux et avoir (en plus du bon goût de celui-ci) la satisfaction de me dire que cela permet aux producteurs de vivre dignement de leur travail. De plus, je considère comme un don le delta du « sur-coût » (que j’aurai pu faire à une association pour aider ces mêmes personnes à vivre dignement).

J’essaie d’acheter prioritairement à des entreprises qui traitent bien leurs salariés. Par exemple, je privilégie l’achat à des entreprises qui redistribuent une partie de leurs bénéfices à leurs salariés à celles qui redonnent principalement à des actionnaires. Pour avoir des informations sur les entreprises, je me renseigne sur les sites Internet de celles-ci. Je regarde ce qu’elles mettent en avant sur leur politique sociale. Pour avoir un avis « critique » sur les informations des sociétés, je les recoupe avec des informations dans la presse, sur des forums, en posant directement des questions aux salariés (par exemple, dans les magasins)… Ces recherches prennent du temps mais me donne la satisfaction de développer mes connaissances sur l’économie. J’ai aussi l’impression de rajouter une dimension d’acte politique concret à mes achats.

J’essaie d’acheter des produits avec un minimum d’emballage. C’est bon pour l’environnement mais cela coûte aussi moins cher à la collective pour le traitement des déchets. Dans le même esprit, j’essaie de faire le tri sélectif le plus qualitatif possible. J’ai également un composteur, ce qui fait que la collectivité a moins de déchets à traiter (les déchets « végétaux »représentent une part importante dans une poubelle »).
Hygiène corporelle et santé: 
Etre en bonne santé contribue au bien-être mais c’est aussi bénéfique pour la collectivité (car cela coûte moins cher en soins). Il y a de nombreuses sensibilisations des pouvoirs publics : manger équilibré, avoir une activité physique régulière, se laver les mains avant chaque repas…

Je me renseigne sur les principales recommandations de santé publique que j’essaie de suivre au mieux. Par exemple, sans tomber dans la paranoïa du microbe, je fais attention au maximum à toutes les sources de contamination pour moi et les autres. Ainsi, je me lave les mains après avoir pris les transports en commun. J’ai aussi pris l’habitude de protéger ceux qui m’entourent en éternuant dans le plis de mon coude (cela évite ensuite de contaminer des objets comme les poignées de portes avec ses mains).

Pour éviter de me faire mal avant une activité physique domestique, je fais un échauffement. Je le fais, par exemple, avant de jardiner ou de bricoler (l’échauffement de l’ensemble du corps ne prend que quelques minutes). Je fais aussi des petits étirements après. Avant de faire cela, j’avais souvent des douleurs, notamment, dans le bas du dos. Maintenant c’est terminé !
Culture et divertissements: 
La diversité culturelle est importante dans une société (c’est une source de qualité de divertissement, de partage avec les autres, de confrontation des idées...). Aujourd’hui, elle peut avoir tendance à se réduire pour de nombreuses raisons : désintérêt du public, hégémonie de « grandes productions », piratage de la musique…

A mon niveau, j’essaie de voir des spectacles plusieurs fois dans l’année. Pour le financement, nous avons pris l’habitude avec des proches de nous offrir des spectacles quand nous voulons nous faire des cadeaux. J’essaie de m’ouvrir à différents styles (opéra, groupes de musique régionaux, cinéma…). J’évite les concerts avec des « stars » qui ont des tarifs que je trouve trop élevés. Je préfère aider à vire plusieurs petits groupes plutôt que d’enrichir encore plus une star et tout le business qui l’entoure. Pour le cinéma, les séances du matin sont souvent un bon plan car elles sont moins chères et il y a moins de monde !

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